Je viens d’apprendre ce décès de cette jeune femme et mère de famille.
C’est avec une immense tristesse que j’interviens aujourd’hui. Et j’adresse mes condoléances sincères à sa famille.
C’est les conséquences de ce qui peut arriver quand la souffrance d’une personne est tellement intense que la mort reste son seul recours.
C’est pour cela que j’ai sensibilisé sur ces souffrances maternelles, taboues encore chez nous avec notamment mon livre qui s’intitule : « Angie, le combat d’une mère. »
L’être humain en général est très fragile et très vulnérable. Vous en avez la preuve concrète.
Il ne s’agit pas de chercher des coupables à ce drame humain.
Mais d’en comprendre les rouages et de faire en sorte que cela ne se reproduise plus.
Cette mère de famille a laissé des messages forts avant de partir.
Elle a voulu dévoiler sa profonde tristesse et son désespoir. Et en même temps, elle a voulu faire un acte héroïque en se sacrifiant pour que la société prenne conscience de toutes les souffrances vécues dans le silence profond de ces mères célibataires, abandonnées dès le début par les pères géniteurs qui continuent leur vie sans se soucier de leur sort. Et qui réapparaissent pour les enfoncer encore plus au lieu d’être reconnaissants vis-à-vis d’elles. Elles sont restées dignes, enveloppant un enfant sans père, leur donnant tout l’amour dont ils ont besoin pour grandir au mieux, loin des divergences de leurs parents. Ces enfants vivent leur vie tant bien que mal avec une mère toujours présente, soutenante et admirable.
Aujourd’hui, nous sommes elle, cette femme désespérée qui s’est sentie mal comprise, non entendue dans sa souffrance unique et individuelle.
Cette mère qui représente tant d’autres qui meurent psychiquement en silence dans l’oubli le plus complet.
Même Dieu n’a pas pu les sauver.
Hommage à elle (s) . Réveillons-nous et ne laissons plus un autre drame où une nouvelle tragédie se reproduire encore.
Aux pères insensibles, on ne peut pas vous racheter un cœur dans l’espoir de vous humaniser encore plus mais quoi qu’il en soit, mettez-vous vous ne serait-ce qu’une seconde à leur place ? Porter un bébé neuf mois dans leur ventre, accoucher avec une souffrance inimaginable, élever un enfant jour et nuit sans dormir et parfois sans manger, tout en travaillant et toute seule, qu’auriez-vous ressenti à leur place ?
Et comment ne pas comprendre leur désespoir et leur mal-être intérieur bien évident. Il n’est nul besoin d’être psychiatre ou docteur en psychologie pour le comprendre et être témoin de cette souffrance terrible et très profonde.
Nul ne peut rester insensible à cela,
A toi qui n’a pas eu les mots pour exprimer tous tes maux, je te rends hommage. Ton geste nous aidera à ne plus banaliser ce dont tu as souffert. Ton acte a été très courageux et nous a donné une belle leçon de vie. Repose en paix.
Prenons soin de nos femmes et nos mères, c’est ce qu’on doit retenir avant toute chose.
Paix à son âme.
Angie Weps
Chroniqueuse de la santé mentale