Petite fille que tu es.
Tu as subi,
Ce qu’il y a de plus horrible au monde,
Tu as subi l’innommable,
L’horreur et le pire de l’être humain,
À un âge si jeune.
On ne peut qu’être touché,
Et vouloir te prendre dans nos bras,
Et te dire à quel point on est désolée,
Que cela est un acte sévèrement condamnable,
Et on n’avait pas le droit,
De te faire tant souffrir.
Aucun de nos mots,
Aucun de nos gestes,
Ne pourront te faire oublier tout ce mal qu’on t’a fait.
Et pourtant sache qu’on est admiratif,
De l’être extraordinaire que tu es,
De ton courage,
De ta bravoure,
De tes qualités à protéger
Plus les tiens que toi-même.
Tout l’univers aimerait te remercier,
Et s’incline devant toi,
Petite fille mais grande héroïne que tu es,
Sans que tu t’en rendes compte.
Nos cœurs pleurent d’autant d’atrocité,
D’autant d’actes inhumains et barbare envers des êtres si précieux,
Des êtres comme toi qu’on a échoué à protéger,
Vous l’avenir de notre monde,
Nos raisons de vivre et d’exister.
La culpabilité nous ronge,
De ne pas avoir pu,
Sacrifié nos vies,
Pour vous empêcher,
Ces souffrances inouïes, profondes et inoubliables.
Toi, petite fille,
Tu nous donnes une bonne leçon de la vie,
Celle de se sentir impuissante,
Et celle de ne pas contrôler
Tous ces monstres humains,
Qui nous entourent.
Nous nous sentons démunis,
En tant que femme,
En tant que mère,
Et en tant qu’être humain,
Qui condamne fermement,
Tous ces actes abominables.
Encore une fois,
Nous sommes sincèrement et profondément désolés,
De tout ce mal qu’on t’a fait subir.
Nous sommes avec toi,
Nous serons de tout cœur avec toi,
Ta douleur, tes peines sont les nôtres,
Ta souffrance nous affecte,
On n’avait pas le droit de te faire ça.
C’est lui qui mérite d’être blâmé,
Et qu’on lui retire son statut d’être humain,
Car même les animaux sont plus respectueux.
Toi, petite fille exceptionnelle,
Pardonne-nous d’avoir échoué à te protéger,
De cette dure réalité.
Pardonne-nous de t’avoir abandonnée,
A un moment où tu en avais le plus besoin,
Pour t’éviter ce mal-être intérieur sans nom.
Nous sommes avec toi,
Et nous te remercions grandement d’avoir survécu,
Par ton courage,
Tu es bien notre héroïne.
Tu as été ton propre sauveur.
Tu es une déesse pour nous.
La déesse qui transforme ce qu’il y a de plus laid,
En quelque chose de sublime.
Tu nous éclaires,
Tu es une lumière à toi toute seule,
Qui illumine nos cœurs,
Et nous donne du courage,
Là où on en manque.
Toutes ces petites filles et toutes ces femmes,
Les enfants, tout l’univers,
Veulent te remercier dignement,
Et te donner toute la force nécessaire,
Pour rester debout,
Et te soutenir ici et maintenant,
Et pour toujours,
A chaque fois que tu en auras besoin.
Tu es aimée de toute part.
Ne l’oublie jamais,
Tu es notre patrimoine humain,
Notre huitième merveille.
Le pire peut s’inviter dans notre vie,
Sans qu’on ne puisse rien y faire,
Ou l’en empêcher.
Notre guerrière de la vie quotidienne,
Sois honorée et remerciée durablement,
La princesse de nos cœurs !
Angie Weps
Chroniqueuse de la santé mentale