Sublimer ou s'effondrer

Nous avons choisi de parler de deux choix possibles dans la vie, celui de sublimer ses souffrances intérieures ou de s’effondrer psychiquement.


Nous vivons dans un monde, dans une société où « avoir » semble plus important qu’être. Ce sont les titres qui comptent, avoir le bac, un diplôme, avoir un travail, une belle maison, une grosse voiture, etc.


Nous ne prenons plus le temps d’être à l’écoute de l’autre, de ses besoins, de ses souffrances les plus intimes. Nous serions même dans le déni parfois de nous-mêmes oubliant nos peines, nos douleurs pour montrer une image d’une personne forte et presque parfaite à l’extérieur.


Mais sommes-nous véritablement qui nous disons être ? Sommes-nous heureux ? Sommes-nous qui on voudrait être ? Ou vivons-nous pour faire plaisir à la société ou aux gens ?


Pendant ces cinq ans après avoir recueilli la parole de nombreux jeunes dans leur souffrance, j’en suis à la révélation de mes propres fragilités.


Je suis témoin des souffrances des enfants, de leur combat à vouloir garder la tête hors de l’eau quoi qu’il arrive. Oui la réalité est dure !
Mais comment sublimer ses maux dans une société pleines de contradictions et d’incohérences. Par exemple, je t’aime mais je te maltraite, ce que l’on peut retrouver dans les violences conjugales. Ou bien « je suis ton père, tu me dois de l’amour même si je t’ai abandonné depuis ta naissance », un père, il se nomme ainsi car il a fait un don de son sperme. Il désire détruire la mère de son enfant plutôt que de l’aider. Il se donne le droit de faire du mal au seul parent stable par égoïsme, ou domination ou même par le désamour faisant souffrir un petit être innocent qui n’a rien demandé.
Ou encore l’amour qui vire au cauchemar, avec une personne qui n’accepte pas l’inacceptable, la vérité, celle de ne pas être aimé par celle qu’il dit aimer. L’amour se force-t-il ? Doit-on s’obliger à aimer par désespoir ? Ou aimer par pur égoïsme pour combler un vide intérieur que personne ne serait en mesure de combler ?


Dans ce monde d’apparence où le bonheur semble être une illusion car on cherche plus à posséder qu’à développer des valeurs plus humaines telles que la bonté, la générosité, l’altruisme, l’entraide, la solidarité, l’empathie, la bienveillance, le pardon et bien d’autres nobles sentiments.


Alors le choix de s’effondrer ou de sublimer nous appartient !
Il est temps pour nous de vivre non pas pour les autres mais pour nous-mêmes et de trouver notre propre chemin vers un bonheur simple et accessible. Ce bonheur est à notre portée et ne demande qu’à ce qu’on lui ouvre la porte. Disons au revoir à la tristesse, bonjour toi, la joie de vivre et d’être qui on veut.
Prenez bien soin de vous.

Angie Weps
Chroniqueuse de la santé mentale

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