Une association de rêve
Cher lecteur, chère lectrice, Voici un chapitre de ma vie qui se termine. Ce fut une belle expérience malgré tout. J’ai connu les difficultés, de
1) Qui êtes-vous ?
Je suis une jeune femme de 26, mariée et mère d’un petit garçon de quatre ans.
Je vis actuellement en France hexagonale.
Je suis issue d’une fratrie de cinq enfants, de filles et deux garçons. Je suis la deuxième de la famille.
Mes parents ont divorcé j’avais 6-7 ans. C’était un mariage toxique (violence physique continue, alcool, drogue, etc.). Enfant, avant même la séparation de mes parents. Je vivais déjà un coup chez ma grand-mère, un coup chez ma mère. Ma vie allait au rythme des disputes du couple.
À l’âge de neuf ans, pour m’éloigner des violences de mon géniteur (même après le divorce) ma grand-mère décide de nous emmener avec mes frères et sœurs et moi pour vivre avec elle à la réunion. Ma grand-mère devait y aller, car mon grand-père était gravement malade et devait se faire soigner.
L’arrivée à la réunion fut très difficile. Barrière de la langue, pas la même culture, racisme, etc.
Quelques mois après mon arrivée, j’annonce à ma grand-mère que j’ai été victime d’inceste de la part de mon géniteur. J’ai été rapidement réduite au silence et je n’ai jamais pu lui dire que mon géniteur n’était pas le seul à avoir touché mon corps.
Plus tard, la santé de mon grand-père s’aggrave et je me retrouve mère de famille à 10 ans.
Je devais rendre visite à mon grand-père à l’hôpital quasiment tous les jours, je participais aux réunions avec les médecins.
À sa sortie d’hôpital, je devais m’occuper de sa toilette, de son repas, des médicaments, etc.
Je grandis avant l’heure et portera assez rapidement l’étiquette de « soussou, putain en français » au regard de mon histoire.
2) Comment vous décririez-vous ?
De l’extérieur, je suis une femme très forte et pourtant je me sens extrêmement fragile.
Je suis tenace et ambitieuse. J’aime la vie et même ses mauvais côtés.
Je suis extravertie, drôle, généreuse.
Je suis colérique et impatiente.
3) Parcours de vie :
*Enfance
J’ai eu une enfance assez chaotique. J’ai toujours eu l’impression de ne pas en avoir eu d’ailleurs. Entre les violences sexuelles et la vie de « maman précoce » dès mon plus jeune âge. C’est une période de ma vie que je n’affectionne pas.
*Adolescence
J’ai poursuivi mon rôle de « maman précoce » jusqu’à mes 19 ans.
J’ai toujours été battue. Je me rebellais souvent en refusant de me plier seule aux tâches ménagères.
J’ai été battue pour ne pas parler de mon histoire de viol. J’ai connu les violences psychologiques…
J’ai eu quelques petits copains, mais rien de spécial. Ma vie de maman ne laissait pas trop de place aux histoires d’amour.
*Vie adulte
Je suis une jeune maman et épouse épanouie.
J’ai accompli le plus gros de ce que je m’étais promis de faire, c’est-à-dire exceller dans mes études. J’ai été diplômée d’une Licence professionnelle tout en étant maman. C’est une de mes plus grandes fiertés. J’ambitionne de poursuivre mes études.
(Actuellement, elle est en master 2 et elle a sorti son premier livre sur sa vie pour prévenir et sensibiliser sur les violences sexuelles).
*Relation avec les parents et la fratrie.
Je m’entends très bien avec les filles, mais les garçons, c’est une histoire compliquée.
J’ai toujours eu l’impression d’être « une maman abandonnée ».
Je ne pense pas leur inspirer le respect, mais plutôt de la peur.
*Les événements marquants de ta vie ?
Mes viols, le départ à la réunion, le décès de mon grand-père, ma décision de venir vivre en hexagone et la naissance de mon fils.
Comment arrives-tu à aller de l’avant malgré les obstacles de la vie et les difficultés quotidiennes ?
Je ne me laisse pas le choix. Si je m’attarde et que je réfléchis, je risquerai de faire une bêtise.
Je lis aussi beaucoup pour me sentir moins seule dans ma situation
*Quel serait votre talent particulier ?
L’écriture.
*Comment peut-on t’aider à donner le meilleur de toi-même ?
En croyant en moi. En me donnant la possibilité de prouver que je suis capable.
*Quels sont les freins pour ta réussite ? Le passé, maintenant et le futur.
À l’époque, je n’avais pas beaucoup de temps pour réviser, d’où les difficultés scolaires.
Aujourd’hui, mon seul frein c’est moi. Ensuite vient la conjoncture économique qui complique les prises de postes.
J’ai l’impression de n’avoir en mémoire que des violences. Avant ma vie d’adulte, je n’ai pas l’impression d’avoir été heureuse.
Cette situation fait qu’aujourd’hui, j’essaie de mettre au cœur de ma vie, de la bienveillance, de l’amour, et beaucoup de respect.
J’essaie toujours de me mettre à la place de l’autre avant de parler.
Conclusion :
Cette femme battante est admirable. Elle a fait de ses traumatismes, un combat de tous les jours, pour elle et pour toutes les autres femmes.
En parallèle, elle continue brillamment ces études tout en étant une bonne mère pour son fils et une bonne épouse. Elle fait de sa vie, une lutte en permanence où il ne faut rien lâcher, il faut continuer à parler, à sensibiliser le monde entier sur ces violences sexuelles des femmes et des enfants, car c’est en les dénonçant, en les écrivant, et en les criant que l’on changera les choses, que l’on fera bouger les lignes et cela permettra surtout que la honte change de camps.
Elle est un exemple de courage et de détermination, c’est ensemble, main dans la main que l’on devrait dire « Non » à toutes ces violences sexuelles, c’est un combat qui mérite toute l’attention de toute une société, mais aussi du monde entier.
Merci à toutes ces personnes qui ont fait de leur vie, un combat pour eux et pour les autres.
Ne vous oubliez pas et prenez soin de vous.
Chacun de nous vous soutient à sa manière. Nous souhaitons combattre ce fléau ou au moins, espérer une réduction à défaut d’une disparition totale. Ainsi, ces traumatismes tuent psychologiquement toutes ces personnes qui les vivent, enfant comme adulte, soyons solidaires, levons-nous contre ces atrocités sans nom et ne permettons plus tant de souffrances inouïes et ingérables.
Merci à notre héroïne des temps modernes !
Cher lecteur, chère lectrice, Voici un chapitre de ma vie qui se termine. Ce fut une belle expérience malgré tout. J’ai connu les difficultés, de

Un quartier à découvrir pour ces beaux spectacles de danse vers les 18 h 30 dans le quartier chic Denarau.

J’ai retrouvé ma lumière
Et le courage de continuer,
Les combats de la vie.